Montesquieu, le philosophe des Lumières qui a le plus influencé l’expression moderne de nos démocraties, avait dressé une typologie des gouvernements (république, monarchie, despotisme) dans son livre « De L’esprit des Lois » et identifié des mécanismes de corruption dans le Livre VIII intitulé « De la corruption des trois principes des gouvernements ». Il a écrit à propos de la corruption de la démocratie : « Il ne faudra pas s’étonner si l’on voit les suffrages se donner pour de l’argent ». A coup d’enveloppes brunes peut-être? Montesquieu écrit encore : « Le peuple tombe dans ce malheur, lorsque ceux à qui il se confie, voulant cacher leur propre corruption, cherchent à le corrompre … ». Le meilleur moyen de couvrir la corruption et de s’enliser encore un peu plus, n’est-il pas de répondre NON à une commission publique d’enquête qui aurait permis, ouvertement et publiquement, de mettre à plat notre malheur et d'y remédier en connaissance de cause? Comme quoi nous en sommes à vivre dans le Québec de 2011 (à force de confort et d’indifférence?) ce que Montesquieu avait déjà compris en … 1748.