Mme Cinq-Mars, une mairesse déconnectée

Alors que des citoyens l’interrogeaient - avec raison - sur la position qu’elle allait prendre ce prochain 17 mai, quand l’avis de motion demandant le maintien du camion-échelle à Outremont sera soumis au vote lors du conseil de Montréal, Mme Cinq-Mars a répondu candidement qu’elle ne commentait jamais les sujets sur lesquels elle est appelée à voter.

Ce n’est pas la première fois que Mme Cinq-Mars met la démocratie cul par-dessus tête. Cette fois, son esquive de circonstance dépasse les bornes.

Alors que les élus se servent habituellement des tribunes publiques et bien souvent médiatiques, pour rallier la population, pour influencer les votes qui se prennent par la suite, Mme Cinq-Mars préfère se terrer dans son coin et s’enfoncer dans le mutisme et le secret.

Ce qui ressort aussi de la réponse de Mme Cinq-Mars, c’est qu’elle n’a pas consulté « son » conseil et qu’elle n’a pas partagé avec les autres conseillers la position qu’elle entend prendre le 17 mai.

Mme Cinq-Mars cultive le jeu solo et l’obéissance aveugle. Au lieu de se mettre, fièrement et en toute transparence, au service d’Outremont et des citoyens qui lui ont demandé en grand nombre et sur toutes les tribunes possibles de maintenir le camion-échelle et son service des pompiers à Outremont, elle a choisi de suivre les diktats de M. Claude Trudel - responsable de la sécurité au comité exécutif de la ville de Montréal – qui a décidé de passer outre à l’engagement électoral de Mme Cinq-Mars et de retirer le camion-échelle à Outremont.

Quel sera le vote de Mme Cinq-Mars le 17 mai prochain?

D’ici-là, que feront les autres conseillers d’Outremont confrontés à l’absence de collégialité de Mme Cinq-Mars?

Le mystère est entier …