Cet article a été publié initialement le 22 septembre 2007 sous le titre "Quel méli-mélo".

8 ans plus tard, il est toujours d'actualité!

 

De « petites délinquances » …

ph_mai_comm_consult_out_1_L’information est tombée il y a quelques jours : le conseiller politique du maire Harbour, Jean-Claude Patenaude, jusqu’ici suspendu avec solde vient de donner sa démission.
Et de 2!

Le journal Le Point paru vendredi nous en a appris un peu plus.
Jean-Claude Patenaude aurait été nommé directeur-général-adjoint par Yves Mailhot, le directeur général en vertu du règlement AO-3 sur les délégations de pouvoirs à certains fonctionnaires en avril dernier.
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARR_OUT_FR/MEDIA/DOCUMENTS/REGLEMENT%20AO-3%20(MAJ%2018).PDF

Dans l'article, J-C Patenaude affirme n’avoir reçu qu’un seul salaire. Le Point mentionne une prime reçue pendant le remplacement d’Yves Mailhot. Un salaire + une prime donc. Un salaire de conseiller politique + une prime de directeur-adjoint?

Quand J-C Patenaude déclare que « la séparation entre l’administratif et le politique importait peu », voici un aveu qui en dit long sur la confusion des genres qui prévaut à Outremont. Dans de telles conditions, dans quel état se trouve la fonction publique?

J-C Patenaude - qui est , rappelons le, conseiller en communication -  minimise les possibles écarts dans la conduite des affaires publiques à Outremont par le fait qu’Outremont, ancienne ville indépendante s’est retrouvée arrondissement de Montréal, ce qui d’après monsieur Patenaude aurait demandé des adaptations et expliquerait de « petites délinquances » du côté d’Outremont. Elle est bien bonne celle-là!
D’abord, c’est bien la Loi sur les cités et villes qui s’appliquait à Outremont, avant les fusions …comme après les fusions. Ensuite de 2002 à 2007, il s’est passé 5 ans. Cinq années, n’est ce pas suffisant pour adapter une routine administrative déjà existante? Que faisaient donc nos élus si bien payés?

Il est vrai que l’administration Harbour a déjà prouvé sa gouvernance approximative. N’a t-il pas fallu l’intervention du Ministère des Affaires Municipales pour obliger le conseil d’Outremont à se conformer à la loi, en entérinant chaque mois, par résolution, le registre des chèques signés par les fonctionnaires en vertu du Règlement AO-3 sur la délégation de pouvoirs! Et ces chèques pour les services professionnels rendus par les architectes pour les dessins du centre communautaire qui ne sont jamais passés devant le conseil? Etait-ce, là aussi, une « petite délinquance »?

Bien que l’on ne sache rien de cette troublante vérification juricomptable, une chose est sûre : J-C Patenaude a déjà enclenché la machine à formater les perceptions …

Le maire Harbour le savait-il?

Le Point a précisé que la nomination de J-C Patenaude avait été transmise par courriel à la hiérarchie administrative concernée. « Comment le maire d’arrondissement Stéphane Harbour pouvait ignorer cette nomination? » conclut Le Point.
La question se pose d’autant plus que les embauches par délégation des pouvoirs sont habituellement entérinées par une résolution du conseil d’arrondissement